Bonjour à toutes !

Je visite ceblog depuis septembre 2015. J’ai lu tous les articles et tous vos témoignages. Je n’ai jamais pris le temps de laisser un commentaire alors j’en profite pour remercier toutes celles qui ont déjà partagé leur expérience de la bicolorité sur ce blog. Sans le vouloir, et sans le savoir vous m’avez encouragée à tenir bon.

Je m'apelle Nathalie, je suis passionnée par la couture et j’ai 37 ans. Je souhaite moi aussi, à mon tour, faire partie de cette galerie de portraits de femmes vrai pour qu'à leur tour d'autres femmes se libère de l'esclavage de la couleur.

C’est avec un peu d’appréhension que je partage avec vous mon histoire (j’ai un lourd passé d’aventures capillaires pas toujours réussies).

J’ai commencé à me colorer les cheveux avec des colorations ton sur ton (qui s’estompent en 6 à 8 champoing) à l’âge de 15 ans, juste pour le fun, pour changer…

J’ai essayé différents tons de roux, j’aimais bien cette couleur lumineuse qui contrastait avec ma couleur naturelle que je pensais banale, terne et moche. J'ai aussi tenté le noir, le rouge profond, le violine, le chocolat...

Vers 17 ans, j’ai voulu avoir les cheveux violine et pour cela ma mère m’avait acheté une coloration sous forme de bombe-spray-mousse. Le résultat a été une catastrophe. Je me suis retrouvée avec des mèches violines, roses, et blond cendré. Et le rendu n’était pas du tout uniforme, (plusieurs couleurs différentes sur une même mèche). J’ai coiffé mes cheveux en natte pendant un mois pour que personne ne le remarque.

Alors pour me sortir de ce mauvais pas, on a décoloré (produit acheté en grande surface) puis coupé tout ça au carré (parce que les longueurs avaient été un peu cramées par la déco). Je me suis ramenée le lundi suivant au lycée en version blonde platine. Les commentaires allaient bon train. Au bout d’un mois (il fallait bien laisser un peu mes pauvres cheveux tranquilles) j’ai fait une coloration permanente châtain moyen.

Après le bac, j’ai opté pour un rouge foncé (encore acheté en grande surface) que j’ai gardé 3 ans. J’avais alors les cheveux long jusqu’à mi dos. Cette couleur très chimique me grattait la tête affreusement après chaque application et me piquait les yeux pendant tout le temps de pose. Sans compter le champ de bataille dans ma salle de bain et les éclaboussures difficiles à faire partir sur le carrelage au dessus du lavabo.

Bref, mon cuir chevelu a dû en avoir un sacré raz le bol de cet étalage répété de mixture couleur prune, car je me suis mise à perdre mes cheveux par poignées. J’ai alors prit un rendez-vous chez une coiffeuse (chez qui je suis restée fidèle), elle a procédé à ce qu’elle appelle un rinçage, puis elle m’a appliqué un régé châtain foncé pour que cela cache bien les reflets rouges qui pourraient éventuellement ressortir.

Puis quelques mois après, j’ai opté pour des mèches blondes que je refaisais tous les 3 ou 4 mois.

A 23 ans, heureuse et enceinte, j’ai coupé mes cheveux très courts et, un jour, en me regardant dans le rétroviseur extérieur de ma voiture pour voir s’il fallait bientôt que je retourne faire des mèches, j’ai découvert mon 1er cheveu blanc !

« Ah ! horreur ! bientôt Maman et déjà vieille !!! » Telle fut ma pensée, alors j’ai aussitôt arraché l’intrus.

A 25 ans, pour ma 2ème grossesse, j’ai décidé de laisser repousser mes cheveux. A être grosse comme une barrique, autant en profiter pour être moche avec une coupe qui  ne ressemble à rien !

Pour mon mariage 2 ans plus tard, j’avais les cheveux assez long pour faire une belle coiffure de mariée avec des mèches blondes et caramel.

Après 5 ans à la maison à m’occuper de mes 2 enfants, et enfin un vrai job à la hauteur de mes espérances (un BTS secrétariat en poche j'ai dû me résoudre à bosser dans une usine de saucissons pour me payer mon permis et ma première voiture avant d'avoir enfin un poste qui corresponde à ma formation), j’avais envie de changement pour mes cheveux aussi. J’avais à présent un carré plongeant et une couleur « chocolat » qui m’allait bien. Mon blond cendré naturel avait fini par foncer avec l’âge pour être proche d’un châtain donc la couleur marron ne faisait pas trop d'effet racine.

En écrivant ces lignes, je me rends compte que les changements dans ma vie ont été toujours ponctués de changement de couleur de cheveux et de coupe. Allez savoir pourquoi ? Comme si changer de tête me permettait d’aller mieux…

Puis, avec la perte de mon emploi, vint le temps de la nostalgie (les beaux cheveux longs méchés de mes photos de mariage), et je me suis ainsi réabonnée aux mèches blondes il y a 2 ans, sauf que là… ce fut plus compliqué pour ma coiffeuse. Cheveux blancs oblige, il fallait une couleur de base pour que les mèches blondes ressortent et le budget mensuel coiffeur a été revu à la hausse.

Financièrement, avec mon nouveau job à temps partiel, je n’ai pas pu tenir, alors j’ai opté pour un blond très clair et uniforme qui me faisait les racines foncées déjà presque au bout de 2 semaines.

Puis l’an dernier, retour au rouge foncé avec une coupe courte ! Eternelle indécise vous allez me dire ? Oui mais j’étais, tour à tour, une fausse blonde, une fausse rouge, une fausse rousse, une fausse brune !

Qui étais-je réellement ? Une chose est sûre, je me mentais à moi-même.

En juillet 2015, pour faire des économies (mon garçon de 13 ans rentrait en pension en septembre), j’ai décidé de laisser pousser mes cheveux. Budget couleur-coupe-brushing en Aveyron chez ma coiffeuse habituelle c’est 70 €. Si je ne fais plus que la couleur avec brushing je m’en sors pour environ 40 €.

L’économie n’étant pas très grande (retouche couleur toutes les 3 semaines car mes cheveux poussent vite), en septembre je décide d'arrêter les colorations.

Ce qui m’a conforté dans mon choix ? Des recherches sur le net pour trouver des images de femmes aux cheveux gris, images qui m’ont conduites sur ce blog, et surtout mon admiration devant Hélène, la belle mariée « givrée » du blog, juste magnifique !!!

Le 30 septembre 2015 : c’est la date de ma dernière couleur, couleur proche de ma couleur naturelle qui devrait m’aider à passer le cap de la bicolorité plus facilement selon ma coiffeuse et ce fut le cas.

Mes cheveux déjà courts, deviennent ultra courts au fil des rendez-vous mensuels chez ma coiffeuse, et pour mes 37 ans en février je dis : « adieu bicolorité !»

Au final, le regard des autres ne me gène pas, je suis ENFIN moi. 

Je vous laisse me découvrir en quelques photos, cheveux rouge foncé, puis reste de bi-colorité, et enfin "gris-souris-libérée".

Amitiés,
Nathalie
https://www.facebook.com/dana.imagine

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Belle journée...